En cours de reconstruction



Quelques réalisations...

Dimanche 9 mars 2008

N’en déplaise aux négateurs, on mange bien du chat aux Antilles !
 
Voici le résumé de mon enquête menée depuis environ deux ans et demi.
 
D’après une voisine d’un quartier chic de Fort-de-France, on mange du chat bien plus souvent qu’on pourrait se l’imaginer. Mais comme c’est interdit, on ne dit rien ou on fait passer le chat dans l’assiette pour du lapin, car ils ont quasiment le même goût. On choisit un chat au poil sain et bien dodu. De préférence un mâle, mais si une femelle semble appétissante, on n’hésite pas.
 
Il y a un groupe de personnes dans mon quartier qui se réunissent une fois par mois pour déguster un ragoût de chat aux haricots rouges, me raconte un chef de service d’une mairie.
 
Je connaissais un monsieur qui avait pour habitude de se lever aux aurores et de monter la vallée de Didier avec son bâton et son sac pour capturer des chats, me raconte un cadre d’une collectivité locale.
 
La capture se fait de deux manières. Les non-superstitieux usent de la manière directe : on assène un coup de bâton fatal sur la tête du chat avant de l’ensacher. Les superstitieux attrapent le chat vivant, le fourrent dans un sac genre postal, puis le noient en le maintenant dans le sac pour que le chat ne puisse pas voir ses agresseurs et s’en venger après sa mort, m’explique un proviseur de lycée.
 
Ensuite on le dépèce. Les plus discrets jettent la fourrure à la poubelle, les autres la laissent traîner là…
 
Moi non seulement j’affirme que tous les jours il y a au moins un chat mangé en Martinique, mais en plus j’ai assisté à la préparation culinaire, me raconte un cadre de EDF. Il y a une dizaine d’années, un pêcheur de Bellefontaine nous a expliqué comment cuisiner le chat tout en démontrant – sur un individu qu’il venait de capturer et de noyer en bordure de mer – comment on le dépèce, comment on lui retire les glandes des pattes pour diminuer les trop fortes odeurs (comme pour le lapin), comment on le découpe. Il allait ensuite le laisser macérer dans du vin durant un jour ou deux, avant de préparer le ragoût.
 
Certains me disent : « on mange bien du lapin, des vaches… ». Certes.
D’abord, ces lapins, ces vaches… sont issus d’élevages à des fins alimentaires.   Et il est interdit par la loi de manger du chat (comme du chien ou du manicou, par exemple) et d’en faire l’élevage à cette fin.
Ensuite, quel que soit l’animal domestique, chat, chien ou même lapin…, il se crée une relation psycho-affective forte avec le propriétaire.
Dans les deux cas, même sans aborder l’aspect légal, le simple bon sens suffit pour qu’on ne vole ni l’animal d’un élevage ni l’animal domestique appartenant à un tiers pour s’en faire un bon gueuleton !
Pensons-nous à la détresse psychologique qui s’empare des propriétaires de ces animaux ? Ou sommes-nous nous-mêmes des animaux sans scrupules ?
 
Enfin, il y a de nombreux chats errants et sauvages, n’appartenant à personne… mais ceux-là n’intéressent pas les mangeurs de chats : ils ne sont pas en bonne santé.
 
Quand un chat se sent bien chez lui, il ne disparaît pas comme ça !
Dans la nature, le chat est très fin. Il peut tout au plus être blessé par un objet contendant ou par une bagarre avec d’autres chats, ou alors tomber dans un trou... Le collier peut aussi lui être fatal s’il s’accroche à une branche à laquelle il peut se pendre… C’est pourquoi de nombreux chats domestiques n’ont pas de collier.
Sur la route il est vulnérable. A la suite d’un accident fatal, on retrouve très facilement son cadavre. S’il est empoisonné par de la mort-aux-rats, il se traîne systématiquement jusque devant le seuil de sa demeure. Dans le pire des cas, on retrouve sa trace à l’odeur nauséabonde de sa dépouille. Sinon, il est kidnappé pour être mangé ou tué par quelqu’un qui n’aime simplement pas les chats ou qui n’aime pas son maître…
 
Voici les récits de quatre personnes ayant souffert à la suite de la perte de leur(s) chat(s) :
 
Un médecin spécialiste m’affirme qu’un de ses voisins a mangé un de ses chats. En plus ils se connaissaient.
 
Il y a environ un an et demi, une dame de Sainte-Luce vivait avec deux chats, son « loulou » et un autre chat à poils longs très sociable qui s’était imposé deux ans plus tôt. Ils étaient au confort, heureux, quand ils sortaient ils n’allaient jamais loin, jamais longtemps. Une nuit de vendredi à samedi son « loulou » disparut. Elle eut la première vision d’un voisin à Anse-Figuier qui vit un peu reclus. Elle chercha quand même partout. Une semaine plus tard, jour pour jour, le deuxième chat disparut de la même manière.
 
A Sainte-Marie, Morne-des-Esses, Valérie a perdu ses cinq chats, les uns après les autres. Elle soupçonnait un grand monsieur un peu énigmatique qui regardait ses chats avec convoitise. Lorsqu’elle partit à leur recherche, elle découvrit avec horreur la peau d’un de ses chats. Par la suite, elle apprit par des connaissances que ce monsieur était à présent handicapé, hémiplégique. L’interprétation de Valérie est que Dieu l’a puni.
 
Et moi, c’est ma petite Minouche avec laquelle je vivais depuis quatre ans et demi, que j’avais sauvé de la rue, que j’avais adoptée, soignée, guérie du stress, elle était devenue calme, sereine et heureuse. Très affectueuse, elle allait spontanément vers les êtres humains. Elle faisait de très petites virées préférant rester cosy à la maison. Mi-août 2005, en début d’après-midi, je l’ai entendu pousser un cri strident mais très bref à proximité. Je suis sortie, je l’ai appelée, elle n’est pas venue. Deux jours plus tard, le vent transportait une odeur de ragoût haricots rouges… J’ai chassé la première idée qui, au terme de recherches à pieds dans un rayon de deux kilomètres, ainsi qu’auprès de cabinets vétérinaires, était pourtant la bonne.
 
Trois mois de détresse, de tristesse, de sentiments d’injustice profonde après une telle tragédie… est la durée moyenne qu’il faut aux propriétaires de ces compagnons fidèles et affectueux pour refaire surface et reprendre une vie à peu près normale.
 
Si par hasard vous, qui lisez cet article, avez déjà mangé ou tué un chat, j’espère qu’il aura éveillé votre conscience, en tant qu’être humain, et que vous vous joindrez au camp de ceux qui protègent ces animaux domestiques. Si ce n’est pas pour eux, au moins pensez à leurs maîtres.
 
Mesdames et messieurs, si la disparition de votre chat vous paraît suspecte, n’hésitez pas à porter plainte contre X, comme je l’ai fait et comme le conseille la SPA et la RSP. C’est en effet la multiplication des plaintes qui éveillera l’intérêt des autorités à se pencher prioritairement sur ces pratiques inhumaines.
 
Diane Dechièvre
Mars 2008
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 28 avril 2006

 

I. Empathie *

 

Etymologie : « ce qu’on éprouve dedans ».

D’après le Nouveau Petit Robert (1994), l’empathie est la faculté de s’identifier à quelqu’un, de ressentir ce qu’il ressent. De en « dedans » et pathie « émotion ».

Selon Carl Ransom Rogers ** : « L'empathie consiste à saisir avec autant d'exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d'une autre personne et à les comprendre comme si l'on était cette autre personne. »

Saisir les références internes d’un autre individu n’est pas chose aisée. L’empathie nécessite une excellente connaissance de soi, une très grande ouverture d’esprit, l’absence d’a priori, la reconnaissance de l’existence d’autres systèmes de références et leur respect : sens, valeurs, croyances, etc. et surtout le désir humble et vrai de comprendre l’autre, sans en attendre quoi que ce soit en retour.

On peut dire que l’empathie est synonyme de compréhension en termes de relations humaines, interpersonnelles. Si vous manquez d’empathie, vous ne parviendrez pas à comprendre les joies et souffrances, les actes, les dires, les pensées, les choix et décisions d’autrui.

- Comprendre, c’est la clef de l’authenticité d’une relation.

- Comprendre, c’est accueillir les émotions et les sentiments d’autrui, sans parti pris et sans juger.

- Comprendre, ce n’est pas admettre. Si ce dont vous êtes témoin dépasse vos limites personnelles de valeurs et de croyances, la compréhension consiste simplement à reconnaître qu’autrui a ses raisons de penser ou d’agir comme ci ou comme ça. La compréhension n’oblige nullement ni à admettre, ni à adhérer, ni à être complice d’une valeur ou d’une croyance, ni à approuver une quelconque action.


* Voir notamment "Empathie: utopie?", Diane Dechièvre, Editions Publibook, 2006

** Carl Ransom Rogers : psychologue et psychothérapeute américain (1902-1987), il développe la non-directivité et l’approche centrée sur la personne.

 


II. Sympathie

Etymologie : « ce qu’on éprouve avec autrui ».

La sympathie c’est partager les émotions avec autrui. Elle provoque chez l’autre une sensation de bien-être et des sentiments d’amour et d’amitié. La sympathie est la tendance à créer ce lien d’amour ou d’amitié.  La sympathie est source de partage et d’esprit d’équipe.

Dans la sympathie, il y a une place importante à l'instinct d'imitation et au désir de complicité.

 


 

III. Compassion

Etymologie : « souffrir avec ».

La compassion consiste en une attitude qui nous porte à être sensible à la souffrance de quelqu'un. Devant la douleur d'autrui, nous vivons alors différentes émotions. Il peut s'agir de tristesse, de colère, de révolte… toutes suscitées par ce que nous observons chez la personne qui pâtit.

Dans la compassion, une sorte de fusion s’opère avec la personne qui se confie, ce qui entraîne un parti pris et des jugements de valeur allant dans son sens, sur le moment même.

Ensuite, la personne qui aura compati réintègre ses propres valeurs. A tout moment, par la suite, elle pourra émettre une insinuation, une réflexion personnelle qui démontrera le non-fondé de son parti pris lors de la confidence. La personne qui se sera confiée sera alors trahie ou non écoutée dans le sens où ce qu’elle aura confié n’aura pas été pris en compte, contrairement à la promesse sous-jacente au parti pris affiché durant le temps de la compassion.

 


Conclusion

 

 

 

Objectif

Manière

Implication émotionnelle

Conséquences probables

Empathie

 

 

 

 

 

 

 

La compréhension de l’interlocuteur. Qu’il s’agisse de choses positives comme de choses négatives.

Se mettre à la place de l’autre tout en gardant à l’esprit que l’on n’est pas l’autre.

Neutralité.

Idéalement : aucune !

L’optimisation de la communication et de l’accueil de l’autre.

Sympathie

 

 

 

 

 

 

 

Le bien-être de son interlocuteur.

Créer un climat de confiance et un esprit d’équipe avec son interlocuteur.

Créer des sentiments positifs.

Créer un lien affectif par une manière d’être telle que des sentiments d’amour ou d’amitié se créent et perdurent.

Emotions positives chez l’interlocuteur éveillées par celui qui est sympathique.

Un meilleur esprit d’équipe.

En cas d’intentions négatives, les risques sont :

- l’abus de confiance ;

- les trahisons ;

- l’hypocrisie.

Compassion

 

 

 

 

 

 

 

La consolation de la souffrance de son interlocuteur.

Vivre des sentiments négatifs.

Se confondre avec l’interlocuteur pour vivre les mêmes émotions négatives que lui.

Emotions négatives véhiculées par celui qui souffre et vécues comme telles par celui qui compatit.

Un lien confidentiel très fort.

Risques ultérieurs :

- la dépendance psychologique ;

- l’abus de faiblesse ;

- les trahisons ;

- l’hypocrisie.

 

-          L’empathie est l’attitude à adopter la plupart du temps.

-          La sympathie favorise la qualité des relations, pour autant que les intentions soient honnêtes, authentiques, pures.

-          La compassion est utile pour consoler d’un chagrin ou pour écouter la plainte d’un tiers.  Elle ne doit pas perdurer.  Afin d’en éviter les effets pervers, recul et neutralité doivent s’en suivre et l’empathie prendre le relais.

 


© Diane Dechièvre

ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 5 avril 2006

Image © Pierre-Emmanuel Paulis

Empathie: utopie?
Editions Publibook, 2006

ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 5 avril 2005

 

Astrologie entre science et croyance
Editions Publibook, 2005

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 17 juin 2004

Venez donc découvrir cet être fantastique que beaucoup d'entre les humains adorent: le dauphin.

Il est aimé de la plupart et pourtant peu connu : chaque chapitre présente un thème qui est introduit par un petit test de connaissances qui permet de mieux retenir la réponse et donc de mieux connaître notre ami, emblême de la communication inter-espèces.

Il est peu considéré par certains humains qui en font un usage commercial ou le massacrent...

Le site est bilingue et pointe vers d'autres sites qui complètent certaines informations. C'est un très gros site que j'ai conçu durant mes vacances de l'an 2000, un mois sans interruption. Des mises à jour régulières l'agrémentent et le peaufinent.

Vous y trouverez des témoignages sur des rencontres avec ces cétacés.

Le Prince des Océans - The Prince of the Oceans

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Qui suis-je ?

Ma géographie

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus